Ernest BICHAT

1845, 1905
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Ernest
Bichat
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Physique
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Texte
; ; par :
Françoise Birck, Étienne Bolmont

Ernest BICHAT (1845-1905)

Professeur de physique et doyen

Ernest Adolphe Bichat est né à Lunéville le 17 septembre 1845. Ses parents, Joseph Bichat et Barbe Luce Jeanroy, sont jardiniers maraîchers dans cette ville et jouissent d’une modeste aisance acquise par leur travail. Il épouse en 1872 Marie Eugénie Hélène Bertin-Mourot (1851- ?). Le couple aura trois enfants : l’ainé, Albert, né en 1873, fera carrière dans l’armée, le second, Henry, né en 1877, sera médecin et la cadette, Jeanne, née en 1879, épousera un militaire. Bichat meurt à Nancy le 17 septembre 1905.

Bichat fait ses premiers apprentissages scolaires dans l’école de Flainval, village où habite sa grand-mère. Ses parents l’inscrivent ensuite à l’école mutuelle de Lunéville. Son maître reconnaît rapidement ses capacités exceptionnelles et persuade ses parents de l’inscrire au collège communal de Lunéville. Il y poursuit sa scolarité de la classe de huitième jusqu’au baccalauréat. À cette époque, l’enseignement dans les collèges est très proche de celui des lycées et comporte un enseignement classique conduisant le plus souvent au baccalauréat ès lettres. Un dispositif minoritaire permet cependant aux élèves de s’orienter vers une section scientifique dès la classe de troisième ou de seconde. C’est cette voie que choisit Bichat en 1860. Elle le mène jusqu’au baccalauréat ès sciences en 1863.

Lorsqu’il quitte le collège, il n’a pas encore choisi sa voie. Dans un premier temps, il opte pour la proximité en envisageant de se présenter à l’École forestière de Nancy. Comme les frais de scolarité dépassent les possibilités de sa famille, il entre finalement en classe de mathématiques spéciales au lycée de Nancy à la rentrée de l’année scolaire 1863-1864 pour préparer le concours d’entrée à l’École polytechnique. Parmi les élèves, il côtoie le futur mathématicien Gaston Floquet* et compte parmi ses enseignants Camille Forthomme* qu’il retrouvera plus tard comme collègues à la Faculté des sciences de Nancy. Il est admissible aux épreuves écrites du concours d’entrée à Polytechnique, mais un accident de santé l’empêche de se présenter devant la commission itinérante chargée de faire passer les épreuves orales à Nancy. Il s’efforce de la rejoindre à Rennes, mais, en mauvaise condition physique, il échoue. Il ne peut espérer se représenter en raison de la limite d’âge et il envisage d’abandonner ses études. Le proviseur du lycée de Nancy, accompagné de son professeur de mathématiques spéciales, vient alors jusqu’à Lunéville pour persuader ses parents de l’encourager à se présenter au concours d’entrée à l’École normale supérieure. Après une année de préparation, il passe les épreuves avec succès et entre à l’école en 1866 en section Sciences. Il y fait la connaissance de Louis Liard, le futur directeur de l’Enseignement supérieur, qui entre la même année en section Lettres. Il suit les cours du physicien Augustin Bertin-Mourot, venu de Strasbourg, qui a succédé à Louis Pasteur à la direction scientifique de l’école. L’enseignement de Bertin-Mourot et la qualité des relations qui s’établissent entre le maître et l’élève contribuent à orienter Bichat vers la physique. Trois ans plus tard, en 1869, il est reçu premier au concours de l’agrégation de physique. Son séjour à l’école lui a permis d’élargir le cercle de ses relations. Devenu familier de la famille Bertin-Mourot, il rencontre Pasteur qui a gardé son laboratoire et son appartement à l’école et a maintenu des liens d’amitié avec son successeur.

À la rentrée d’octobre 1869, Bichat est nommé professeur agrégé au lycée de Poitiers où, comme la majorité des normaliens de l’époque, il est censé mettre à l’épreuve ses aptitudes de pédagogue. En 1871, il est appelé au poste d’agrégé préparateur à l’École normale supérieure et prépare sa thèse sous la direction de Bertin-Mourot. Il présente son mémoire intitulé Recherche sur la polarisation rotatoire magnétique en Sorbonne le 10 mai 1873 et obtient le titre de docteur ès sciences physiques. Entre-temps, en juillet 1872, il épouse à Paris, dans le cinquième arrondissement, la fille de son directeur de thèse, Hélène Bertin-Mourot. Les témoins du mariage sont Louis Pasteur, le chimiste Henri Sainte-Claire Deville, le philosophe Ernest Bersot, tous membres de l’Institut, et l’ancien ministre de l’Instruction publique Victor Duruy. Plus tard, Pasteur lui offrira sa robe professorale.

Il est ensuite nommé, de septembre 1874 à juillet 1876, au lycée de Versailles en attendant d’obtenir, comme il l’a sollicité, un poste dans l’enseignement supérieur. À la rentrée de septembre 1876, il est nommé au lycée Henri IV, mais la démission au même moment du professeur Jules Chautard* à Nancy lui permet d’obtenir, un mois plus tard, en octobre, un poste de chargé de cours de physique à la Faculté des sciences de Nancy. En effet, le vote de la loi sur la liberté de l’enseignement supérieur a permis la création de la Faculté catholique de Lille dans laquelle Jules Chautard* a accepté la chaire de physique. En juillet 1877, Bichat est nommé professeur à Nancy. Il y restera jusqu’à son décès, en juillet 1905.

Au cours de sa carrière, et bien que ces différents domaines soient mêlés, on peut distinguer ce qui relève du professeur, du savant, du citoyen engagé et de l’administrateur universitaire.

Dès ses premières années d’enseignement à Poitiers, il se montre pédagogue passionné par sa discipline et capable d’entraîner l’adhésion de ses élèves. Sa feuille de notation précise qu’il est très heureusement doué pour l’enseignement et « maître de son enseignement comme un vieux professeur ». À Versailles, il obtient des résultats remarquables. À Nancy, sa première évaluation en qualité de chargé de cours mentionne sa « nature active, son caractère vif et décidé, son élocution vive et forte… » et, par la suite, tous les témoignages notent son verbe chaleureux, son plaisir d’enseigner et ses talents d’expérimentateur. Il est possible que l’enseignement de Chautard*, qui avait fait l’objet de vives critiques depuis les années 1870, ait contribué à la faiblesse des effectifs lors de l’arrivée de Bichat. Il faut toutefois rappeler qu’elle coïncide avec la mise en œuvre de la politique des républicains qui s’efforcent de renforcer les facultés d’État comme le stipulait l’un des articles de la loi portant sur la liberté de l’enseignement. Des financements d’équipement sont prévus ainsi que la création de bourses de licence et d’agrégation pour doter les facultés de province de « vrais » étudiants. Au niveau national, dès 1877, 300 bourses de licences sont créées auxquelles viennent rapidement s’ajouter 200 bourses d’agrégation. Bichat bénéficie donc de ces conditions favorables lorsqu’il s’emploie à réorganiser les conditions de fonctionnement de la chaire de physique en créant un laboratoire d’enseignement destiné aux manipulations des étudiants. Jusque là, en effet, les laboratoires étaient en général uniquement dédiés aux titulaires de chaires et à leurs aides. Progressivement, en partie grâce à l’apport des premiers boursiers républicains, du développement de l’offre de formation au sein de la faculté des sciences et, sans doute aussi en raison de l’attrait de son enseignement, le nombre des étudiants inscrits augmente de façon significative. C’est ainsi qu’au premier semestre 1882-1883 figurent parmi les étudiants en physique notés comme « assidus », 4 boursiers d’agrégation, 8 boursiers de licence et 25 étudiants libres. Malgré la diminution du nombre de boursiers, le nombre d’étudiants croît d’année en année et atteint la soixantaine en 1904, à la veille de son décès.

Pourtant, Bichat ne se préoccupe pas seulement de ses propres étudiants. Devenu doyen en 1888, il patronne la Société générale des étudiants. Il l’engage à développer des activités culturelles et festives pour créer dans la ville un courant d’opinion favorable à l’enseignement supérieur, au moment où les différents centres académiques sont encore en concurrence pour accéder au rang d’université. Il en est de même pour son enseignement qu’il ne limite pas aux publics universitaires. Il paie de sa personne pour le développement de l’éducation populaire. Il enseigne à l’École d’agriculture de Tomblaine devant un public du niveau de l’école primaire. Au moment où se développent les cours d’électrotechnique à la faculté, il met en place un cours élémentaire public d’électricité destiné aux ouvriers et artisans de la ville. Il figure parmi les conférenciers de la Ligue de l’enseignement et parcourt la région pour faire connaître au public le plus large les principes de fonctionnement des dernières innovations (le téléphone, le phonographe, le télégraphe sans fil, la fabrication de l’air liquide etc.). À partir des années 1890, il contribue également aux cycles de conférences organisées par la Société industrielle de l’Est dans le cadre des liens qui s’établissent entre la faculté des sciences et l’industrie locale en faveur du développement des sciences appliquées.

Si on considère l’ensemble de ses travaux scientifiques, on peut constater qu’ils sont relativement variés, mais toujours dominés par leur caractère expérimental. Sa thèse présentée en 1873 portait sur la polarisation rotatoire magnétique, phénomène découvert par Michael Faraday en 1845. Dans cette contribution, il étudiait l’influence de l’état des corps (solide, gazeux, liquide ou dissous dans un liquide), notamment en prenant en compte le spectre des substances. Il continuera sur ce thème jusqu’en 1886. Toutes ses contributions figurent aux Comptes rendus de l’Académie des sciences. Elles sont présentées par Pasteur, étant donné le lien qui existe entre la polarisation rotatoire et la théorie de Pasteur sur les énantiomères. En même temps, dès 1874, il entreprend des recherches en électricité, notamment sur l’induction et la mesure des potentiels, d’abord seul, puis avec les maîtres de conférences qui le rejoignent comme Marcel Brillouin* et René Blondlot*. C’est avec ce dernier qu’il construit un électromètre absolu en 1886, appareil qui sera très utilisé lorsqu’il s’agira de mesurer des potentiels électrostatiques importants. Au cours de la même période, Bichat publie ponctuellement sur d’autres sujets comme la vitesse du son ou l’effet Doppler appliqué à la lumière, qu’il n’analyse pas correctement. Avec Blondlot*, il aborde les oscillations électriques et, en 1888, il étudie l’influence des ultraviolets sur les décharges électriques dans l’air, en référence aux travaux qu’Heinrich Hertz vient de publier. Il publie également en 1885, toujours en collaboration avec Blondlot*, un ouvrage à caractère pédagogique, Introduction à l’étude de l’électricité statique, qu’ils présentent comme un ouvrage « utile aux personnes qui, possédant les premiers éléments de la physique, désirent, soit dans un but scientifique, soit dans un but technique, acquérir en électricité des connaissances solidement établies. » La réédition de 1904 y ajoute une « Introduction à l’étude du magnétisme ». Il participe également aux travaux des sociétés scientifiques nancéiennes, surtout à la Société des sciences de Nancy où il fait fréquemment des démonstrations de matériel et d’expériences. Ses recherches sont donc caractérisées par leur orientation expérimentale et par une étroite collaboration avec les maîtres de conférences en poste, principalement avec Blondlot* (ils publient dix articles en commun). Cette démarche peut aussi bien recouvrir celle du professeur qui cautionne le travail de son maître de conférences qu’une réelle collaboration entre les deux hommes. On peut constater que sa production scientifique diminue à partir de 1888, au moment où il accède au décanat. Il ne revient de façon significative vers la recherche qu’à partir de 1904, sans doute entraîné par l’atmosphère de découverte majeure qui entourait encore la découverte des rayons N par Blondlot*. Il va alors publier coup sur coup huit articles sur ce sujet. En revanche, il est certain qu’en 1904, c’est Blondlot* qui oriente toutes les recherches à Nancy.

Au même moment Bichat est accaparé par d’autres projets, en particulier celui de la construction de l’Institut de mathématiques et de physique destiné à améliorer les conditions de recherche et d’enseignement dans ces disciplines fondamentales. L’évolution de sa production scientifique à partir de 1888 prend d’ailleurs tout son sens si on considère son activité sous deux autres aspects étroitement mêlés : celui du militant républicain engagé dans les luttes électorales pour défendre un régime encore menacé ; celui du responsable universitaire engagé au service de son institution en relation avec les réformateurs qui définissent les fondements de l’université républicaine. En 1880, il est élu au Conseil général du département pour le canton Nord de Lunéville, puis réélu sans discontinuité. Il y jouit d’une autorité certaine puisqu’il accède successivement au poste de vice-président puis de président. En 1886, il est également élu au conseil municipal de Nancy. Son activité politique ne se résume pas à une simple présence dans les assemblées locales pour des raisons de carrière.

En 1890, le rapport du préfet qui présente sa candidature à la Croix de chevalier de la Légion d’honneur signale l’ardeur qu’il apporte à la propagande républicaine et il ajoute : « Le parti gouvernemental reconnaît en lui son champion le plus dévoué, le plus utile et le plus désintéressé. Il ne se fait pas une élection dans le département sans que M. Bichat paie de sa personne et aille combattre par une parole généreuse et écoutée en faveur du candidat républicain ». De la même façon aux élections municipales de 1892, le préfet considère que la victoire écrasante des candidats républicains est essentiellement due à son action : « Élu par les différentes sections de la ville président du comité central républicain, […] il a pu, grâce à ses efforts, triompher d’adversaires défendus avec la dernière énergie par MM. Gabriel et Barrès, députés boulangistes de Nancy, venus exprès de Paris pour prendre part à la lutte électorale ».

Il met la même ardeur à défendre les intérêts de son institution au sein des assemblées où il siège, comme le montre le rôle qu’il joue pour faire aboutir le projet de création d’un institut chimique conçu dès le début des années 1880 par son collègue Albin Haller*. Élu doyen de la faculté des sciences en 1888, il se trouve en phase avec la politique menée par un de ses anciens condisciples de l’École normale supérieure, Louis Liard, devenu directeur de l’Enseignement supérieur en 1884. À cette époque, ce dernier fait partie des réformateurs qui entreprennent de définir les bases de la reconstruction des universités françaises. En s’inspirant du modèle allemand, ils s’efforcent de donner des marges de liberté aux universités en soutenant le principe d’un État plus modeste, disposé à soutenir les initiatives universitaires plus qu’à les imposer. C’est ainsi que l’État met 500 000 francs à la disposition des différents projets (institut chimique et institut d’anatomie), à condition que les scientifiques nancéiens obtiennent un investissement équivalent de la part des assemblées locales. Le ministère entend ainsi mettre à l’épreuve la solidité des projets et surtout prendre la mesure de la volonté d’engagement des forces politiques locales au moment où les centres académiques sont en concurrence pour accéder au rang de centres universitaires. Bichat, par son influence au sein des assemblées locales (conseil général et conseil municipal), parvient à surmonter les résistances pour obtenir les votes nécessaires. L’Institut chimique dont la direction est confiée à Haller*, peut recevoir ses premiers élèves dès octobre 1889. En 1892, lorsque le président de la République venu inaugurer l’Institut chimique remet la Croix de chevalier de la Légion d’honneur à Bichat, c’est bien comme l’avait suggéré le préfet, « le candidat de l’opinion publique » qui se trouve récompensé.

Cette date peut être considérée comme le couronnement d’une action politique en phase avec la majorité républicaine du moment. Par la suite, l’affaire Dreyfus contribue à l’éloigner de la politique active. Ses liens de parenté avec Albert Bertin-Mourot, son beau-frère, militaire et antidreyfusard notoire, ainsi que l’engagement de son fils dans une carrière militaire, l’ont sans doute conduit à choisir le parti des républicains patriotes qui refusent d’opposer la justice et l’armée. Il se trouve ainsi rejeté du côté de la droite au moment de la formation du Bloc des Gauches en 1898, et coupé de ce fait de la majorité qui gouverne la France à partir de cette date.

En même temps, cette date correspond à l’affirmation de son action en faveur du développement de l’enseignement des sciences appliquées à Nancy. Il est personnellement à l’origine de la création de l’Institut électrotechnique en 1900. Il encourage ses jeunes collègues comme Paul Petit* et, plus tard, René Nicklès* à s’engager dans la voie d’un rapprochement avec l’industrie. Une grande partie de son activité se concentre alors autour de la recherche de financements privés pour soutenir la création et le fonctionnement des différents instituts dédiés aux sciences appliquées. En 1902, il envisage de créer une « Société d’encouragement au développement de l’instruction technique dans l’Est ».

Ce projet n’aboutit pas, mais il parvient à mobiliser les milieux industriels lorrains en grande partie grâce à l’appui de la Société industrielle de l’Est. L’université bénéficie ainsi à plusieurs reprises de financements de l’industrie locale dont les plus importants sont, sans conteste, ceux du mécène Solvay. Pour mener cette politique, il peut compter sur l’appui de la majorité de ses collègues et en particulier sur celui du recteur Charles Adam. Après sa mort, les uns et les autres s’efforcent de continuer son œuvre et symboliquement, le monument qui lui est consacré en 1909 évoque une mythique « alliance de la science et de l’industrie ».

Le monument disparaîtra sous cette forme, mais l’impulsion donnée par Bichat et les efforts qu’il a déployés pour la création et le développement d’instituts dédiés à la formation des ingénieurs ont laissé une trace durable au sein de l’Université de Nancy.

Cent ans plus tard, le rapport du Comité national d’évaluation (1992) ne trouve pas d’autres explications que les conditions historiques de la création des écoles les plus anciennes pour rendre compte des particularités de l’Institut national polytechnique de Lorraine, c’est-à-dire de son caractère réellement polytechnique qui couvre toute la gamme industrielle.

Françoise Birck & Étienne Bolmont

Bibliographie

Bichat Ernest (1878), « Sur la mesure de la vitesse du son », Journal de physique, 7, 330-331.

___ (1878), « Sur l’influence du mouvement de l’observateur sur la hauteur et l’intensité du son ou de la lumière », Bulletin de la Société des sciences de Nancy, 4.

___ (1880), « Pouvoir rotatoire magnétique des liquides et de leurs vapeurs », Journal de physique, 9, 275-280.

___ (1886), « Sur le dédoublement des composés optiquement inactifs par compensation », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 102, 428-431 et 766-767.

___ (1888), « Sur les phénomènes actino-électriques », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 107, 557-559.

___ (1904), « Sur quelques faits relatifs à l’observation des variations d’éclat des sulphures phosphorescents sous l’action des rayons N ou actions analogues », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 139, 254-256.

___ (1904), « Sur l’émission de rayons N et N1, par les corps cristallisés », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 138, 1396-1397.

___ (1904), « Sur un phénomène analogue à la phosphorescence produit par les rayons N », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 138, 1316-1318.

___ (1904), « Sur la transparence de certains corps pour les rayons N », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 138, 548-550.

Bichat Ernest & Blondlot René (1882), « Oscillations du plan de polarisation par la décharge d’une batterie. Simultanéité des phénomènes électrique et optique », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1590-1592.

___ (1883), « Influence de la pression sur la force électromotrice de certains couples », Bulletin de la Société des sciences de Nancy, 59-61.

___ (1884), « Mesure de la différence de potentiel des couches qui recouvrent deux liquides au contact », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 97, 1202-1205 et 1293-1294.

___ (1885), Introduction à l’étude de l’électricité statique, Paris, Gauthier-Villars.

___ (1885), « Sur les différences électriques entre les liquides, et sur le rôle de l’air dans la mesure électrométrique de ces différences », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 100, 791-793.

___ (1886), « Sur un électromètre absolu, à indications continues », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 102, 753-756.

___ (1888), « Action combinée de l’insufflation et de l’illumination sur les couches électriques qui revêtent les corps conducteurs », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 107, 29-31.

___ (1888), « Action des radiations ultraviolettes sur le passage de l’électricité à faible tension au travers de l’air », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 106, 1349-1351.

Bichat Ernest & Brillouin Marcel (1881), « Sur la transformation du mouvement dans les machines magnéto-électriques et dynamo-électriques », Bulletin de la Société des sciences de Nancy, 6, 33-36.

Bichat Ernest & Guntz Antoine (1888), « Sur la production de l’ozone par des décharges électriques », Comptes rendus de l’Académie des sciences, 107, 334-336.

Sources d’archives

Archives nationales : plusieurs dossiers concernent sa carrière (AJ/16/204, F/17/20172, F/17/25702). Voir également son dossier de Légion d’honneur (LH/ 233/38).

Archives de l’Académie des sciences : dossier nominatif.

État civil du cinquième arrondissement de Paris.

Sources secondaires

Le Monnier Georges (1906), « Ernest Bichat », Association amicale des anciens élèves de l’École normale supérieure, p. 82-90.

Université de Nancy (1909), Inauguration du monument Bichat, Nancy, Imprimerie de l’Est.

Bichat Jean (1995), Ernest Bichat, 1845-1905, Lunéville.